Vukovar-Dakovo : We go Slavonie

 

Après un parcours en montagnes russes, nous voici arrivés à Sotin, en Croatie - retour dans l'UE. Finis les panneaux en latin et cyrillique (enfin presque, car il y a aussi une minorité serbe en Croatie, et l'usage du cyrillique a pris un enjeu très politique...). 

 

A Vukovar, on est accueillis par le château d'eau ci-dessous, ou ce qu'il en reste. Cette petite ville a pris une infortunée renommée mondiale à cause du siège de trois mois et des bombardements intensifs qu'elle a subi fin 1991. De nombreux bâtiments ont encore des traces de la dernière guerre - certains sont abandonnés, mais d'autres les préservent aussi sans doute pour montrer que ce passé récent est encore bien présent dans les mémoires. 

Le château d'eau de Vukovar, qui est devenu son symbole

 

 

Un peu après Vukovar, on croise sur notre route un cycliste parti... d'Ergué-Gabéric ! Il va de l'Atlantique à la mer Noire, suivant l'Eurovélo 6 qui longe la Loire puis le Danube. Vous pouvez suivre ses aventures ici

 

Puis on rencontre deux autres cyclistes, de Bordeaux et Munich, et voyagent avec un gros saucisson hongrois dans leur porte-bidon, qui prendra un peu toutes les saveurs de leur voyage vers la Turquie, si les chiens ne sont pas plus rapides qu'eux... Mais il y a pire que les chiens : les moustiques veulent notre peau, et on est obligé bien malgré nous de passer les belles soirées ensoleillées au bord du Danube à l'abri derrière la moustiquaire de notre tente.

 

Notre difficile quête des cafés internet ayant survécu aux smartphones et tablettes prend enfin fin à Osijek, car c'était la croix et la bannière depuis pas mal de temps pour trouver le moindre ordi. 

 

 

 

Avant de poursuivre vers la Bosnie au Sud, on fait un petit détour pour aller voir l'un des joyaux de la Slavonie, cette partie peu connue de la Croatie : le parc national du Kopački Rit. 

 

 

Ce grand parc marécageux à la rencontre du Danube et de la Drava - la même qu'on avait suivie en Italie, Autriche et Slovénie ! - accueillent de nombreuses espèces protégées et rares de la faune et la flore. 

 

Seuls les piétons et vélos ont accès au parc ; on savoure. Les paysages, dont une grande partie est constamment inondée, évoluent selon les saisons et le niveau de l'eau. 

 

 

 

Les animaux les plus nombreux qu'on verra ne sont ni les aigles à queue blanche ni les sangliers, mais les grenouilles ! Le panneau ci-dessus fait bien d'informer les passants, car des dizaines de grenouilles sautent devant nous à mesure qu'on avance, c'est impressionnant. 

 

La rencontre d'un cyclo-voyageur catalan dans le parc nous permet aussi d'avoir quelques conseils d’itinéraires intéressants pour la suite du voyage. 

 

 

 

A la croisée des chemins

 On aurait envie de prendre une douche toutes les demies heures par cette chaleur... La douche solaire nous permet de profiter de salles de bain uniques en leur genre, comme ici cette cabine d'arbitre.

 

Juste avant la frontière bosno-croate, souhaitant dépenser nos derniers deniers croates dans un bar, nous sommes accueillis par une dizaine de joyeux lurons qui nous offre bière et glace en nous assurant qu'en Bosnie, on peut payer en km (monnaie bosnienne), en dinars serbes, en kunas croates ou en euros. On va s'amuser pour les calculs ...

 

Au final, ce passage en Croatie aura été court, mais ça vaut le coup de savoir que ce pays recèle plus que sa côte certes magnifique, mais tellement touristique...

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