Salonta -Cluj  : au creux des Carpates

 Arrivée en Roumanie, où - pour la première fois du voyage - on est contrôlés à la frontière. Malgré les tampons turcs, libanais ou syriens sur le passeport d'Elena, il semble que la carte d'identité de Gaetan ne revient pas tout à fait au garde-frontière, qui nous pose des questions sur la nationalité de ses parents, de ses grands-parents... Trop barbu peut-être ? 

 

Il a pile trente ans à la minute où nous passons côté roumain ! Ca y est, fini l'Europe centrale, nous voici vraiment en Europe de l'Est ; finis les "jonapot", vive les "buna ziua" ! 

On ne pouvait pas franchement rêver à un plus beau cadeau d'anniversaire pour Gaetan : au détour d'une ruelle, on remarque un match de foot dans une cour d'école. Ni une, ni deux, Gaetan intègre l'équipe, qui va - littéralement ou presque - de 7 à 77 ans !

 

On passe de la Hongrie à la Roumanie tout en douceur, car les joueurs sont des Hongrois de Roumanie, comme il y en a beaucoup en Transylvanie. Ils parlent hongrois entre eux, mais maîtrisent aussi le roumain, enfin "juste ce qu'il faut", comme ils disent.

 

Et pour finir cette belle journée footballistique, la France se qualifie pour la demi-finale de l'Euro. On est un peu tristes pour les Islandais, on aurait bien aimé entendre à nouveau le commentateur "fou" islandais s'exténuer la voix, mais bon...

 

Le "off" de l'Euro 2016

Les routes roumaines sont plutôt pas mal en général. On apprend quand même à éviter bien sûr les plus grosses (les routes "européennes", comme on l'apprendra plus tard), mais aussi les plus petites, qui ne sont parfois pas goudronnées et nous obligent à rebrousser chemin. 

 

Le long de la route, les cigognes ont souvent élu domicile sur les poteaux électriques ou les cheminées. Ca nous rappelle ces autres cigognes, mais dessinées cette fois, qu'on voyait dans les campagnes autrichiennes pour annoncer un nouveau-né.

 

Des petits bancs de la même couleur que les maisons derrière eux se suivent les uns les autres dans les villages que nous traversons. Certaines de ces maisons sont décorés de carrés de céramique formant des motifs géométriques très beaux. Partout où nous passons, nous sommes accueillis par de grands sourires et de nombreux souhaits : "să trăiți, să trăiți, să trăiți !" ("que vous viviez")

 

 

Bivouac parfumé au milieu de fleurs et de menthe

 

Belle surprise à Ștei ! Alors qu'on se promène dans le marché, une voix interpelle Elena : il s'agit d'un Rom avec qui elle a travaillé comme médiatrice sanitaire dans le Val d'Oise ! Il y a quand même environ 20 millions d'habitants en Roumanie, quel hasard incroyable !

 

On partage quelques "mici", des boulettes de viande typiquement roumaines, et reprenons la route. 

 

 

Où l'on découvre de nouveaux obstacles sur la route. Et en plus, nos sacoches sont rouges ! (écoutez ici)

Le parc National des Apuseni est l'occasion de retrouver la montagne, ses petits villages perchés sur des collines verdoyantes au sein desquelles les paysans, les animauxs et les toits de chaume se côtoient. Ces paysages pitorresques nous rappellent que ce rapport à la nature tend à disparaître dans nos contrées occidentales.

 

Nos tenues fluos et montures tarabiscotées laissent d'ailleurs pantois autant les bipèdes que les quadrupèdes.

 

Les lacs et rivieres, dans cet environnement préservé, nous rappellent les paysages d'"Into the wild", vélo, tente et réchaud en plus...

 

 

La petite maison tout droit sortie des contes, à Horea : féérique.

Impossible de s'arrêter sans faire de nouvelles rencontres. Il y a d'abord Lili, une jeune Rom très contente de pouvoir parler un peu anglais avec nous, et qui nous chante plusieurs chansons, en romani, en roumain, en anglais. Et puis le petit Alex, qui arbore comme beaucoup d'autres un t-shirt au nom de Messi, et s'approche pour écouter Gaetan au ukulele. 

 

Après un nouveau (petit) col d'Ursoaia, nous arrivons enfin dans la région de Cluj (ci-contre) ! 

Impossible de s'arrêter sans faire de nouvelles rencontres. Il y a d'abord Lili, une jeune Rom très contente de pouvoir parler un peu anglais avec nous, et qui nous chante plusieurs chansons, en romani, en roumain, en anglais. Et puis le petit Alex, qui arbore comme beaucoup d'autres un t-shirt au nom de Messi, et s'approche pour écouter Gaetan au ukulele. 

 

Après un nouveau (petit) col d'Ursoaia, nous arrivons enfin dans la région de Cluj (ci-contre) ! 

Nous qui pensions d'après nos cartes longer un long lac et enfin profiter d'un peu de plat, on se trompait bien. Après de bonnes côtes, on s'arrête bien fourbus au bord du lac, à Statiunea Fântânele.

 

Après quelques dizaines de kilomètres sous forme de montagnes russes, l'arrivée a Cluj, le long d'une route nationale - qui s'apparente à une autoroute - nous rappelle la dangerosité des abords des grandes metropoles.

 

Notre camping pour une grande partie du sejour dans la deuxieme ville de Roumanie sera un toit d'immeuble transformé en parc à jeux avec pelouse synthetique par Dan pour son petit garçon Vlad. Ils nous accueillent très gentimment pendant quelques jours. 

 

 

 

Gaetan a besoin de voir un dentiste ; les rendez-vous nous offrent une immobilisation un peu forcée d'une semaine à Cluj, mais on en profite bien... 

Des films du TIFF je me suis nourri

J'en ai dévoré jusqu'à en mourir

(sur le modèle des tombes du cimetière joyeux de Săpânța)

Au jardin botanique de Cluj

L'arbre du voyageur 

La dame de coeur

 

Les huit jours passés dans la ville seront l'occasion de visiter notamment le jardin botanique et le parc ethnologique ou encore de s'immerger avec des amis locaux d'Elena dans l'atmosphère clujienne.

 

Nous assisterons à la victoire de la France face à l'Allemagne dans un bar hongrois. Les Magyars, plutot supporters des Allemends, sont très presents et représentés dans la ville avec leurs propres édifices religieux, leurs théâtres, bars, etc.

 

Pour la finale perdue face au Portugal, nous decouvrirons, guidés par Marcel, l'ami guitariste d'Elena, un bar mexicain qui deviendra un peu notre QG : le Sancho Panza. Du nom du celebre accolyte de Don Quichotte, ce troquet possède un charme et une clientèle hauts en couleur.  

Les bus parisiens ont droit à une deuxième vie en Roumanie...

La mine de sel de Turda, qui existe depuis 1690 et n'a été fermée que dans les années 1930, est une fierté pour la Roumanie et une destination incontournable au milieu de notre passage à Cluj.

 

Cette grotte gigantesque, dont les dix degres contrastent avec les 45 degrés à l'exterieur,  est impressionnante. En effet, cette mine, qui dispose de salles de differentes grandeurs, d'un lac interieur, de parois et stalagtites de sel, aura été une industrie florissante au debut du 20eme siècle, de refuge pendant la guerre et maintenant de musée accompagné de nombreuses attractions (billard, ping-pong, mini golf...), pour occuper les patients venus profiter de cet environnement thérapeutique pour se soigner. Il y a même une grotte, la salle des échos, qui fait résonner 20 fois de suite les sons !

Les gigantesques stalagtites de la mine de sel de Turda

Marcel nous accompagne un petit bout de chemin à la sortie de Cluj...

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Commentaires : 2
  • #1

    Frédérique Martin (mercredi, 03 août 2016 22:46)

    coucou de Bretagne,
    Les photos sont belles, très belles.
    A vous lire pour la suite ....

  • #2

    Stéphane (vendredi, 05 août 2016 00:37)

    Ouech ! :)

    Bon anniv' Gaëtan !

    Petite pensée pour Cluj :) il restait un peu des gens de quand t'y étais ou tout le monde est parti à la conquête de l'ouest ? ^^

    bises à vous!