Milano-Dobbiaco : Arrivederci ragazzi !

A BASE DE PO PO PO PO !

 

Et oui, on les suit puis on les perd pour les retrouver quelques centaines de kilomètres plus loin, les rives du célèbre fleuve italien, qui auront un peu été le fil rouge décousu de notre passage en Italie...

 

 

Ah le bon p'tit café italien... noir et serré comme la tenue de cycliste de celui qui le déguste...

 

Bivouaquant juste au bord du fleuve à Carbonara, on déloge un canard, qui ne manque pas de nous rappeler régulièrement qui est le propriétaire des lieux. Nous suivra-t-il en se laissant comme nous porté par le Po ?

 

 

L'ora dell'aperitivo, bienvenue sous ce soleil italien

 Depuis Milan, de belles pistes cyclables nous emmènent vers le lac de Garde, puis vers Mantoue le long du Mincio. Des drapeaux italiens flottent le long des rues d'un petit village que nous traversons : serait-ce un bastion de la Ligue du Nord ?

 

 

Nous arrivons ensuite à Ferrara, qui est d'après l'office de tourisme l'une des villes les plus "sympathiques aux vélos". Petites rues étroites, passages couverts, architectures qui a traversé les siècles : un concentré des charmes de l'Italie.

Les routes de campagnes serpentant le long du Po nous font traverser les champs de coquelicots et d'agriculture intensive.

 

 

Les routes sont en fait bloquées à la circulation des voitures les weekends pour être réservées aux cyclistes. On fait un bout de chemin avec un couple de cyclistes qui font leur sortie du dimanche : notre italien s'améliore, on peut presque tenir une petite conversation !

Notre bivouac permet aussi de représenter l'amitié franco-italienne avec les couleurs des deux drapeaux qui se mélangent...

 

 

Le hasard des chemins nous fait dormir dans des endroits vraiment insolites comme ce perchoir en bois (pour observer les oiseaux ?).

 

Abrité de la pluie pour la nuit, il nous offre egalement un point de vue sur le Po et la végétation luxuriante des alentours. Pour une fois qu'on le voit d'en haut...

 

Le bivouac représente une partie importante du voyage, et c'est toujours un peu l'aventure de chercher où dormir, mais on s'étonne presque tous les soirs de pluie du nombre d'abris qu'on peut trouver dans la nature !

 

A Padoue, nous retrouvons Roberto et ses colocs Enzo et Andrea, qui nous accueillent de façon grandiose. D'ailleurs, Roberto, passioné de cyclisme, sera lui-même bientôt sur les routes avec sa copine, à suivre...

La spécialité italiano-italienne : les spaghetti à la glace !

On continue à suivre la chaîne alpine vers l'Est en s'engageant depuis Padoue vers les Dolomites.

 

Malgré les orages quotidiens, les premiers kilomètres d'ascension ne nous font pas regretter cette nouvelle orientation. Les paysages (et les montées) nous coupent le souffle.

 

Nous suivons une ancienne voie ferrée qui longe les falaises ou s'enfonce dans des gouffres entre les montagnes. Les chemins sont parfois tortueux mais nous évitent le bourdonnement continu du traffic et notamment des poids lourds.

On se croirait parfois un peu dans "Tomb Raider"...

Les villages sont couvers de rubans roses aux couleurs du Giro italien, dont les coureurs sont passés par là il y a quelques semaines.

 

 

Halte passionnante et revigorante dans le village de Ponte Nelle Alpi chez Xavier, un cyclo-voyageur belge qui fera un petit bout de route à nos côtés. Autodidacte dans l'apprentissage des langues comme de la musique, il a composé  un très bel album que vous pouvez écouter ici.

 

 

 

Un repos bien mérité face au plus beau photomaton du monde !

La piste et les paysages autour sont époustouflants...

 

 

 

Pour arriver en haut du col de Cimabanche, nous continuons de suivre cette ancienne voie de chemin de fer reconvertie en piste cyclable il y a quelques decennies. Elle n'aura servie pour les trains qu'une dizaine d'annés, mais fera l'une des plus belles routes que nous aurons vues jusqu'ici.

 

 

 

 

 

A la station de ski Cortina D'Ampezzo, la piste de saut à ski des Jeux Olympiques d'hiver 1956 a été reconvertie en terrain de foot mais le tremplin en bois à l'abandon est toujours aussi impressionnant.

 

 

Ci-contre : la piste avec un sot à vélo.

 

On nous a beaucoup parlé du joli lac de Misurina. Mais il faut le mériter et quitter la piste sur quelques kilomètres pour grimper. La pluie met fin à notre indécision : impossible de planter la tente dans ces conditions, il faut avancer en espérant que le temps se calme. On arrive à la tombée de la nuit, et la pluie n'a pas cessé... On s'installe quand même, en espérant que le temps se découvrira le lendemain pour voir les fameuses "trois cimes", les symboles des Dolomites.

 

 

 

Quelques minutes avant que soit prise cette photo, un groupe de Japonais nous abordent, tout sourire, pour nous prendre en photo, sans autre forme d'introduction. Ils nous apprennent que Paris (et surtout le Louvre) sont sous les eaux ! On se sent solidaires, toutes nos affaires sont trempées aussi !

 

 

 

L'actualité parisienne nous rattrappe puis c'est Gaetan qui se fait rattraper lors d'une course cycliste, malgré un ravitaillement realisé à toute vitesse !

On redescend en quelques minutes la longue montée de la veille, pour des piques de vitesse qui valent bien les efforts de la montée.

 

En bas, l'eau turquoise donne un peu de couleurs à ce ciel qui s'entête à rester gris.

 

 

La frontière autrichienne se rapproche, les villes ont déjà des noms bilingues, comme pour adoucir un peu la transition d'un pays à l'autre.

Ci-contre, une session de séchage en plein air  après la nuit torrentielle passée à Misurina. Nos sacoches, qui concentrent toute notre vie quotidienne en un minimum d'espace, ont tendance à compenser dès que possible en prenant toute la place possible dès qu'on les ouvre !

 

Après cette pause, on filera dans la vallée au milieu des prairies verdoyantes  en direction de la frontière autrichienne.

 

Arrivederci l'Italie ! 

 

 

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Commentaires : 4
  • #1

    anonyme en colère (mardi, 21 juin 2016 12:44)

    La photo 3 devrait être à l'horizontale.

  • #2

    Klervi (mercredi, 22 juin 2016 12:58)

    Même si je suis une adepte des noms d'emprunt, cet anonyme en colère n'est pour une fois pas moi ! Je suis contente d'avoir le détail de vos aventures italiennes, et ai hâte de découvrir votre récit de l'Autriche. Entre glacs spaguetti et glace au pépin de courges, le fil rouge ne serait-il pas plus le PO(t) de glace ? (désolée, un relent de JJK). Bacioni les ciclisti !

  • #3

    catherine Dusart (jeudi, 23 juin 2016 08:52)

    super ce petit récit italien....
    merci+++

  • #4

    Pat (vendredi, 24 juin 2016 23:18)

    Superbes paysages que vous avez le temps d'apprécier lors des montées et quand vous faîtes des POses !